Ieper
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Historique

Description de l’évolution de la manifestation

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Soucieux de rendre un hommage à la terre - matière première prépondérante liée à l’activité économique cominoise - et aux milliers de personnes qui en ont vécu et qui en vivent toujours, le Centre culturel de Comines-Warneton créée art/terre en 1994.

Dès sa 2ème édition en 1996, les artistes sont sélectionnés sur projet. Cette sélection permettra non seulement d’élever le niveau artistique, mais aussi de donner une direction à la manifestation qui s’orientera clairement vers des œuvres monumentales et à caractère contemporain.

En 1998, une dimension nouvelle apparaît : la sensibilisation à l’art contemporain. Au fil des éditions, nous avons constaté qu’au-delà de l’aspect compétitif du concours, art/terre était une formidable occasion d’échange, de rencontre et de partage entre artistes d’horizons différents. En donnant aux publics les clefs d’une bonne compréhension du travail entrepris par les artistes, nous favorisons aussi le rapprochement des publics et des artistes. D’autre part, si la terre reste au centre de toutes les préoccupations, elle est passée du matériau à l’essence même du concours. La matière terre ne doit plus être prédominante dans l’œuvre achevée.

Depuis 2004, le règlement mentionne que le concours a pour objet de primer des œuvres artistiques originales où la terre est essentielle : la terre doit constituer le support de l’œuvre et/ou en être le thème. Le concours s’ouvre ainsi à de nouvelles formes d’expression : céramique et sculpture toujours, mais aussi désormais land art, performances, installations sonores et visuelles, etc.

En 2006, pour la première fois dans l’histoire du concours, le Centre culturel est interpellé par les habitants d’un quartier : ceux, belges et français, du quartier de la Clé d’Hollande. Commencera alors une nouvelle aventure qui associera étroitement les habitants d’un quartier à l’organisateur du concours. art/terre est en quelques sortes réapproprié par les habitants du quartier : conférence de presse dans le salon d’un habitant du quartier, ateliers d’arts plastiques intergénérationnels au sein du quartier fin août/début septembre, expositions de photographies art/terre dans les garages et parrainage des artistes par les habitants du quartier.

En 2008, une nouvelle étape importante est franchie : pour la première fois depuis sa création, le concours gagne une zone semi-urbaine. Le Centre du village d’Houthem est choisi et livré aux artistes qui occupent désormais des habitations abandonnés, des jardins, la voie publique, des prairies et une cour d’école.
Le thème du concours reste inchangé : la terre. Etant donné cependant le caractère particulier de cette nouvelle édition, l’interprétation thématique est voulue la plus large possible : la terre comme matériau mais aussi comme symbolique : la terre est à envisager au sens le plus large du terme.
Les habitants, qui voient désormais les projets évoluer à leurs portes s’interrogent, s’indignent, s’émerveillent, se dégourdissent aussi puisqu’en bon voisin, des coups de main sont proposés. L’école du village s’investit à fond et tous les élèves de l’école sont associés au projet de l’artiste qui a choisi d’y travailler.
2008 aura sans doute marqué un nouveau tournant dans l’histoire du concours et restera dans les mémoires comme une édition particulièrement riche en matière d’échanges et de diversité des projets artistiques.

Le site choisi pour le travail des artistes en 2010 reste dans la logique de l’édition 2008 puisqu’il s’agit d’une cité sociale : la Cité Geuten dans le centre de Comines. A l’image d’Houthem, le site est semi-urbain : à l’intérieur du périmètre de la cité, les zones bâties côtoient des zones en friche dévolues au fauchage et aux jeux des enfants. Le thème du concours reste inchangé : la terre, comprise toujours dans le sens le plus large du terme : la terre comme matériau mais aussi comme symbolique.

En 2012, art/terre gagne les rives du canal Ieper-Comines. Ce canal, d’une longueur d’un peu plus de 15 kilomètres et creusé au début du 20ème siècle était sensé relier la Lys à l’Yser. La nature particulière des sols a eu raison des dizaines d’années de travail des hommes et le canal n’a jamais été navigué. C’est fort de cette histoire et du poumon vert que constitue aujourd’hui ce canal au centre de Comines que les artistes ont mis en oeuvre 10 projets sur les thèmes de la terre, mais aussi de la guerre (le canal constitua une zone de combat important en 1940) et du canal si particulier. Au-delà du thème de la terre et de l’argile propre à art/terre, la manifestation accorde désormais une importance croissante à l’histoire des lieux dans lesquels les projets s’inscrivent.