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2010 - 9ème édition lundi 13 au dimanche 19 septembre

Site Cité Geuten - 7780 Comines-Warneton

Artistes sélectionnés

Lauréat : Lucie MALOU (cf. photo ci-contre)

Anne Mortiaux - Bruxelles (BE)

MORTIAUX Anne, Bruxelles (BE)

Rond-point habité/fortifié. Je propose, dans le suite du projet avec l’école d’Houthem entrepris à l’occasion d’art/terre 2008, d’ouvrir l’occupation et la transformation d’un rond-point à une participation collective avec des enfants du quartier qui seraient intéressé à l’idée de s’approprier une portion du rond-point, construire et matérialiser un espace collectif à la fois ouvert et fermé, à la fois territoire et cabane, à la fois lieu de passage et d’arrêt... Une sorte d’abri, cachette, observatoire, labyrinthe, une sorte d’équivalent d’appentis de fond de jardin sauf qu’ici, c’est sur le rond-point central et avec le merveilleux potentiel de la brique. Cette proposition est liée à des questions que je me pose souvent l comment se réapproprier de façon collective et dynamique l’espace public ? Comment nourrir le regard pour qu’il se permette d’interroger et de prendre part aux aménagements des lieux collectifs ? Comment rompre l’inertie de certains espaces communs figés tels de nombreux rond-points ?

Il y a quelque chose de nomade dans le travail d’Anne Mortiaux. Sortir de l’atelier, arpenter les lieux. Dehors. Dedans. S’imprégner parce-qu’ailleurs. Se charger d’images, d’histoires, de matériaux collectés ici et là. Transporter des traces de pluie, des bouts de rivière, de la terre, de la vase… Echafauder, construire, transformer, singulariser un lieu. L’essentiel étant de passer les émotions recueillies, de les partager avec d’autres en recréant des mondes, des univers sensibles et poétiques. Ces rencontres, ces traces, elle les rapporte d’un lieu à l’autre en les alimentant chaque fois de la vie de la dernière étape. Si Anne est nomade, c’est dans l’idée de « passeuse de mondes ». Fête de mai , 2003 Anne Mortiaux est née à Huy en 1964.

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Année de participation : 2010
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Armande JAMMES - Mons en Baroeul (FR) | Aurélien ZOIA - Mons en Baroeul (FR) | Sylvain MORIN - Mons en Baroeul (Fr)

Armande JAMMES - Mons en Baroeul (FR) Aurélien ZOIA - Mons en Baroeul (FR) Sylvain MORIN - Mons en Baroeul (Fr)

Home, sweet Home. Dans ce quartier, la terre apparaît sous la forme de la brique. Ce petit module de construction est l’entité irréductible et essentielle qui permet de dresser un module plus grand, celui du pavillon. Celui-ci se multiplie ensuite venant à former la rue, le quartier, la ville. Au milieu de ces espaces pavillonnaires s’inscrivent les réserves foncières que sont les actuelles friches. Ces deux entités, l’une construite et l’autre plus naturelle cohabitent dans la cité. L’installation prend la forme d’une façade dont la physionomie et la géométrie à été précisément relevée sur l’une des maisons du quartier, pour être reproduite à l’identique et couchée dans l’une des friches. Cette façade de brique déconnectée de son contexte, arrachée à sa propre maison et à l’extrême rationalité de la rue, prend au milieu de la friche une autre dimension et un autre usage, devenue plane, elle constitue un parterre, un nouveau sol d’exploration.

Aurélien Zoia et Sylvain Morin sont ingénieurs paysagistes diplômés de l’Ecole Nationale Supérieure de la Nature et du Paysage de Blois et ont fondé l’Atelier Altern en 2008. Ils mènent ensemble des projets d’espaces publics, des études de territoires et des installations plus éphémères. Armande Jammes est également paysagiste diplômée de Blois et artiste diplômée de l’Ecole d’Art de Cergy. Son travail personnel s’intéresse aux notions de territoire et de lieu au travers d’une recherche documentaire et/ou fictionnelle.
www.atelieraltern.com
www.armandejammes.com

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Année de participation : 2010
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Bettino FRANCINI - Montevarchi (IT)

FRANCINI Bettino, Montevarchi (IT)

Earth to earth.

Peintre, sculpteur, musicien, performer, décorateur, Bettino Mauro Francini est un artiste multidisciplinaire à la recherche de nouvelles solutions formelles et créatives en adéquation avec une vision contemporaine en constante mutation. A l’origine peintre et sculpteur, son aventure artistique commence il y 30 ans environ. Son activité de musicien le mène également à prendre part à différents projets scénographiques. Depuis 1993, il participe à divers symposiums internationaux. Ses sculptures sont généralement monumentales et font appel à des matériaux tels la résine, le béton, l’acier et autres métaux, et plus récemment la neige et autres matières naturelles et éphémères. Son travail confronte art abstrait et art figuratif. Il est président de l’association AIESM, International Association for Monumental Sculpture Events, depuis 2004. www.artlaboratory.com

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Année de participation : 2010
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Caroline LEGER - Tournai (BE)

LEGER Caroline, Tournai (BE)

Jardins suspendus. Des parcelles géométriques suspendues aux arbres s’organisent en danse végétale. Dans ces parcelles de jardin sont semées différentes graines. Enracinées dans le textile les plantules cherchent la lumière mais aussi la fraîcheur sous les arbres.

Caroline Léger est originaire de Tournai. Graduée en Arts plastiques de l’Institut Saint-Luc de Tournai, elle sera photographe de studio et créatrice maille durant une vingtaine d’années. Aujourd’hui, elle s’intéresse plus particulièrement au monde végétal auquel elle allie souvent le textile et la fibre. Ses installations, nombreuses ses dernières années – Laboratoire végétal à Tournai, Bobineuses à Leuze, Jardins métissés en Alsace, Festival du lin en Normandie, etc – ont un caractère éphémère et sont toujours en symbiose avec un lieu, une saison, un temps donné.
www.carolineleger.be

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Année de participation : 2010
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Jean-Marie COX - Bruxelles (BE)

COX Jean-Marie, Bruxelles (BE)

Structure gnomonique. Je réalise des structures gnomoniques depuis 1989. Ériger une structure gnomonique est un rituel qui se répète selon un processus invariable. Chaque gnomon est une saisie verticale du pivot immobile autour duquel s’exprime la lente rotation de la lumière. L’alignement des gnomons "réglés" par les ombres visualise la progression des différents rayons d’un même jour solaire. En suivant scrupuleusement la course du soleil, mes structures rendent visible la modification continuelle de l’ombre due à la rotation de la terre, mouvement insaisissable à l’œil nu. L’alignement des gnomons (ligne de fuite) met en contraste le temps lent de la nature et les temps multiples de la modernité. La courbe de l’ellipse ainsi formée dépend de la latitude et du moment de l’année. Chaque gnomon est ancré dans le sol, fixé (amarres), lié au lieu, autant de "jalons portatifs". Le paysage est ainsi doté d’une trace rituelle de mon passage, l’empreinte d’un moment précis du temps et de la lumière.

Né en 1958 et diplômé de l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles (Atelier de sculptures monumentales), Jean-Marie Cox réalise de structures gnomoniques depuis 1989. Le caractère rituel de son travail témoigne de l’émergence d’une conscience globale. Durant chaque rituel, les gnomons (tiges plantées verticalement dans le sol) interceptent les différents rayons du soleil provoqués par la rotation de la terre. Au cours de leurs projections obliques, les pointes extrêmes des ombres portées marquent de leurs empreintes le plan du sol : l’alignement des gnomons induit un ordre répétitif, une constante mesurée. Sans perdre sa fonction originelle, le lieu d’implantation est ainsi doté d’une mémoire. La démarche de l’artiste vise dès lors à penser à la fois localement et globalement, rendant visible le passage du singulier (le lieu choisi) à l’universel (la terre comme support).

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Année de participation : 2010
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Laurent TRIERWEILER - Bruxelles (BE)

Laurent TRIERWEILER - Bruxelles (BE)

Observatoire de terre. Un décollement léger de la surface du sol, éloigné de toute destination spectaculaire, se découvre au détour d’un chemin. Révélatrice du site, cette marque territoriale et intemporelle dans le paysage se veut “observatoire de la terre” en offrant un autre point de vue. La terre et son couvrant (couche herbacée) sont les seuls "matériaux" utilisés, l’intervention n’est que déformation. Cette griffe ou faille terrestre est à traverser et à vivre comme expérience sensorielle où les odeurs (terre, végétaux...), la fraîcheur et le sentiment, la présence ou l’absence, l’intimité tactile avec l’élément, la sensation visuelle du parcours participent à l’oeuvre.

Architecte de formation, Laurent Trierweiler associe son activité architecturale à diverses recherches dans les domaines de l’installation artistique, du design, du territoire et de la botanique. Dans le cadre de art/terre, son intervention rentre en résonance avec la permaculture (au sens d’une attention particulière du jardinier à la terre et à ses occupants, où l’observation prime sur l’action) qu’il pratique au sein de deux jardins partagés à Bruxelles.

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Année de participation : 2010
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Louis SICARD - Valencia (ES) | Baptiste BONIJOLY - Paris (FR) | Pierre CHEVREMONT - Morges (CH)

Louis SICARD - Valencia (ES) | Baptiste BONIJOLY

Tour de terre. Ce totem « tour de terre » rend un hommage à la terre. L’objet se présente comme la trace des diverses façon de construire en terre. Tout comme un carottage extrait du sol, le totem est constitué de différentes strates : terre végétale, argile, pisé, brique, concassé de brique, … Notre sculpture est un symbole de l’histoire du lieu et notamment des cheminées en brique. Aujourd’hui la brique devient un symbole du développement durable et cette tour, surmontée de végétal, en est un manifeste, rappelant que tout est un jour voué à retourner à la terre.

Landscape Connection est un collectif qui situe ses recherches à la frontière entre architecture, art et paysage. C’est un espace ouvert à la participation et un lieu de partage des cultures et des expériences. Il réunit différents collaborateurs dans plusieurs pays, de formations diverses. Landscape Connection accorde une grande importance aux contextes de projets et adopte une démarche sensible dans chacune de ses interventions. personnes ayant participé au projet :
- Baptiste Bonijoly, Paris, France : Architecte DENSAIS, cofondateur de Landscape Connection, professeur assistant à l’ESA Paris.
- Louis Sicard, Valencia, España : Architecte DINSA, cofondateur de Landscape Connection.
- Pierre Chèvremont, Lausanne, Suisse : formation en informatique et psychologie de la perception visuelle. Ingénieur de recherche en visualisation de données au CNRS. Etudiant en architecture à l’EPFL. Spécialiste des processus de genèse des formes naturelles et artificielles.
www.landscapeconnection.eu
www.louissicard.com
www.bonijoly.com

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Année de participation : 2010
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Lucie MALOU - Bruxelles (BE)

MALOU Lucie, Bruxelles (BE)

Envol. - Projet lauréat 2010 - « Le pictogramme est un signe abstrait en relation avec une histoire individuelle. » Adèle Santacano, ISELP, 2006)
Le signe de l’handicapé peut être douloureux et confronter l’homme à ses limites. A l’exposition « Cul-de-sac » (Biennale de Venise, 2009), le signe était en position d’étranglement et se perdait en s’enfermant sur lui-même. Ici, le signe évolue et se bat journalièrement. Il va vaincre sa roue et la dominer. Ainsi, il pourra affirmer sa présence sur terre pour mieux s’envoler vers les cieux. Le parking dispose souvent d’un emplacement pour handicapé. Ce lieu permettra une histoire positive par une succession de métamorphoses de ce signe. Sept places de parking seront couvertes de chaux et de poussière de brique. Chaque emplacement représentera une étape de l’évolution du signe. Le signe blanc sera entouré d’un fond de « terre » pour l’ancrer dans la réalité.
Lucie Malou, avril 2010

Née en 1965, Lucie Malou est diplômée de l’Institut Saint-Luc de Bruxelles, atelier de Peinture. A côté de multiples expériences dans les domaines de l’enseignement artistique et des animations pédagogiques, Lucie Malou mène une carrière artistique centrée depuis 1997 sur les pictogrammes qu’elle déforme ou détourne de leurs fonctions premières pour en accentuer le sens ou leur insuffler de nouvelles significations et émotions. Lucie Malou fut invitée par Lino Polegato (Flux News, galerie à Liège et journal) à montrer son travail à l’occasion de la 53ème Biennale de Venise dans l’exposition Cul-de-sac au cours de l’été 2009.
www.luciemalou.be

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Année de participation : 2010
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Micheline MENARD - Neufvilles (BE) | Javier CHAMARRO - Neufvilles (BE) | Yves FLEURI - Neufvilles (BE)

Micheline MENARD - Neufvilles (BE) | Javier CHAMARRO - Neufvilles (BE) | Yves FLEURI - Neufvilles (BE)

Chantier de fouille. Aménagement et création d’un site de fouilles archéologiques et découverte d’un squelette de Gutenosaure.

Micheline, Javier et Yves sont 3 artistes de l’Atelier Campagn’art du Centre Reine Fabiola de Neufvilles, lieu où chaque jour, une quarantaine d’artistes se rassemblent et travaillent leur expression sous différentes formes. Pour, ces artistes, la création artistique demeure le moyen d’expression privilégié d’un monde intérieur qui ne cesse d’étonner par sa richesse, sa profondeur et sa pertinence. Ici, chacun va donc évoluer selon son propre univers, dans la technique et le moyen d’expression qui lui convient le mieux. La céramique, la peinture et le dessin pour Micheline Ménard, qui passe de techniques en techniques- la gouache, le pastel, l’écoline, le colombin- et interprète des sujets souvent animaliers. L’infographie et le dessin au feutre pour Javier Chamarro qui de son regard précis interprète librement des photos diverses qu’il décortique "à la loupe" pour en retranscrire le moindre détail invisible à l’œil nu. La peinture à l’acrylique, sur tous supports, pour Yves Fleuri qui déploie sa vision d’un monde du prestige et la rend accessible aux yeux de chacun. Consciencieusement, il retranscrit chaque détail d’une photo qu’il choisit, minutieuse et vive mise en lumière et en couleurs, au préalable entouré d’un contour noir épais, qui rend son œuvre très reconnaissable.
www.campagnart.be

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Année de participation : 2010
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Thierry GODET

GODET Thierry, Berlin (DE)

Distorsions. Inspiré des petits accidents de transport et de manutention, Thierry Godet distord volontairement des palettes disposées en enfilade le long d’un passage, comme une enfilade de sculptures le long d’une allée d’un parc.

Avant de devenir plasticien, Thierry Godet a été designer en communication visuelle, en France, en Suisse et en Suède où, en 1981, il ouvre son propre studio de communication. A partir de 1985, il collabore à plusieurs commissions UNESCO pour les pays en voie de développement, ce qui l’amène à Berlin où il s’installe en 1992. Il y travaillera avec des enfants handicapés, des adolescents et enseignera à l’Université Humboldt. Il abandonne le design pour se consacrer à l’art plastique et, dès 1998, travailler uniquement in situ et avec les matériaux naturels du lieu. Ses installations sont souvent de grande taille : chambres, passages, portes, ponts, lieux de liaisons, de rencontre, de repas qu’il faut pénétrer.
www.natur-kunst.de

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Année de participation : 2010
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Thomas SABOURIN - Saint Bressou (FR)

Thomas SABOURIN - Saint Bressou (FR)

Green House-wave. La mode des vagues artificielles se développe. Il s’agit de structures en résine reproduisant la forme dune vague déferlante. Une pellicule d’eau est projetée haute pression sur la structure, on peut alors surfer sur cette fausse vague. Beaucoup de ces installations sont - de façon assez amusante - installées dans des parcs d’attraction situés à proximité de l’océan. Comme souvent, une absurdité qui se redouble devient un profond sujet de méditation : imaginons une fausse « fausse vague », une portion de notre sol habituellement si stable et permanent, qui imiterait l’imitation de la mer, mais sans pouvoir servir surfer. C’est une imitation d’imitation qui deviendrait l’inimitable original de quelque chose qui n’existe pas lorsque l’on se tient sur le sol : le mouvement de la terre.

Thomas Sabourin est né en 1975. Après des études musicales, il abandonne la carrière de violoniste, intègre l’école des Beaux-Arts de Paris en 1999 (diplôme en 2003) et entreprend des études de philosophie. Installé dans le sud-ouest de la France en 2005, il poursuit depuis lors son travail de plasticien. Depuis sa première exposition personnelle en 2007 à Cahors, "basses technologies", il continue de nourrir son travail de l’observation patiente et volontairement maladroite du choc étrange que produit la rencontre de la campagne qui l’entoure et de la rumeur lointaine du tumulte contemporain qui parvient jusque là par le fil ténu du web.
www.thomassabourin.fr

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Année de participation : 2010
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