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2014

2014 - 11ème édition lundi 15 au 28 septembre Site Alentours du centre d’interprétation Plugstreet 14-18 experience
Ce Centre est construit le long de la rue de Messines, à un bon kilomètre de la Grand-Place de Ploegsteert, un village rural de 1 940 habitants faisant partie depuis 1977 de la Ville de Comines-Warneton. Situé au cœur de l’Eurométropole Lille Kortrijk Tournai, Comines-Warneton est néanmoins un pays de frontières : au sud, la frontière nationale qui sépare (qui relie ?) l’entité de la France, et au nord, la frontière linguistique qui sépare (qui relie ?) l’entité de la région belge flamande.

En dehors du site situé dans le périmètre de Plugstreet 14-18, les espaces proposés aux artistes sont essentiellement des sites paysagers : une prairie encadrant les ruines d’une demeure bourgeoise, quelques prairies situées de part et d’autre de la route nationale et en lisière de forêt, des chemins pédestres communaux, et un espace niché dans une petite clairière dans le bois de Ploegsteert.
La plupart de ces sites sont marqués par l’empreinte laissée par la Guerre 14-18.
Pendant la Première Guerre mondiale, le front traversait, côté belge, la Flandre Occidentale et Comines-Warneton (de Nieuwpoort à la frontière franco-belge près d’Armentières), et côté français, le Nord-Pas de Calais (d’Armentières vers le sud jusqu’à Arras), puis s’avançait plus loin à travers les Départements de la Somme et de l’Aisne. Cet immense territoire était littéralement coupé en deux, le côté ouest occupé par les troupes de l’empire allemand et le côté est par les alliés. Situé sur les lignes de front, Ploegsteert fut le théâtre de terribles affrontements. Des centaines de milliers de soldats de différentes nationalités (allemande, britannique, australienne, écossaise, etc.) perdirent la vie dans les combats de la région d’Ypres. A l’image des villes et villages voisins, le village fut totalement détruit : bâtiments, routes, bois : tout fut anéanti. Les habitants furent contraints à l’exode et durent attendre la fin de la guerre pour revenir et entreprendre la reconstruction.

Aujourd’hui, un nombre important de vestiges témoignent encore du conflit. La région d’Ypres compte 169 cimetières britanniques, dont 17 sur le territoire de Comines-Warneton, disséminés dans la campagne et les bois. A Ploegsteert, un imposant mémorial britannique met en lumière les noms gravés de 11.447 soldats et officiers de l’empire britannique tombés dans le secteur de la vallée de la Lys et demeurés sans sépulture connue. Cratères de mines et abris bétonnés parsèment encore le territoire communal.

Aujourd’hui, les habitants sont revenus, les maisons sont reconstruites, des fermes aussi, deux écoles, une briqueterie, une exploitation porcine, une auberge, une salle des sports, quelques cafés et restaurants. Un village, comme tant d’autres … ?

Artistes sélectionnés

Année de participation : 2014
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Akunzo : Karola PEZARRO et Aris DE BAKKER (NL)

AT HOME
L’homme, partout et en toutes circonstances, essaie toujours de créer un lieu qui lui est propre.
L’installation est inspirée d’une photo représentant des hommes qui jouent aux cartes sur une table dans une tranchée durant la 1ère guerre mondiale. Une scène domestique étrange.
La structure spiralée en pierres et en terre fait référence à la forme d’un escargot. Elle est haute de deux mètres et ses murs sont larges d’environ un demi-mètre d’épaisseur, esquissant au premier abord une forme robuste et hermétique. La paroi est rugueuse et dure. A l’intérieur, on découvre une scène de la vie quotidienne, un espace de vie humain. Contre le mur sont adossées une table et une chaise, au mur des cadres avec des photos, une horloge, une peinture. Sur la table sont disposés une théière, des tasses, un livre ouvert. Tous ces objets familiers sont recouverts d’une fine couche de cire d’abeille. Sur la surface de cire sont incrustées des gousses de coquelicots.
Musée de l’Intime, ou le Collectif 6.35 à l’écoute d’art/terre 2014... Branchez-vous : Capsule sonore réalisée d’après l’oeuvre "AT HOME".

Année de participation : 2014
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Anne MORTIAUX (BE)

Femmes/dans la guerre/tables de terre
A proximité du mémorial et des cimetières des hommes, révéler la présence des femmes : celles qui sont restées à demeure, qui ont repris le travail agricole, assuré le travail dans les usines, dans la fabrication des armes, dans les transports en commun, dans les hôpitaux, toutes celles qui ont été réquisitionnées et embauchées dans les usines d’armement...

Tendre un fil, planter tables et textiles, dresser ces tables de terre, pétrir, modeler ces charges en écho avec ces présentes/absentes et ces notions de territoires liées aux genres

Tenter par cette installation d’évoquer la question des femmes en temps de guerre, ici celle de 14/18.

Musée de l’Intime, ou le Collectif 6.35 à l’écoute d’art/terre 2014... Branchez-vous : Capsule sonore réalisée d’après l’oeuvre "Femmes/dans la guerre/tables de terre"

Année de participation : 2014
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Arno ARTS (NL)

Eruption
Un arbre, des briques, un tas de décombres et d’argile. De la terre, surgit une maison archétypale. Dans un soupir, la couronne d’un arbre s’échappe de la cheminée. La terre enfante une maison.

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Musée de l’Intime, ou le Collectif 6.35 à l’écoute d’art/terre 2014... Branchez-vous : Capsule sonore réalisée d’après l’oeuvre "Eruption".

Année de participation : 2014
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Greet VAN AUTGAERDEN (BE)

Jardins Territoriaux/Territoriale Tuinen
L’installation évoque la banalité des conflits transfrontaliers, notamment à travers l’histoire prégnante de cet endroit, champ de bataille d’un conflit à l’échelle mondiale.
Les trous de fondation représentent la maison. Les limites des propriétés sont marquées par des bordures de fleurs dont les couleurs ont une signification symbolique. Les propriétés sont simples et constituent autant de subdivisions du paysage. Elles se croisent et se superposent. La situation apparemment innocente des terrains sur lesquels sont implantées les maisons est le point de départ d’une réflexion sur les origines des conflits territoriaux. Musée de l’Intime, ou le Collectif 6.35 à l’écoute d’art/terre 2014... Branchez-vous : Capsule sonore réalisée d’après l’oeuvre "Jardins territoriaux/Territoriale tuinen".

Année de participation : 2014
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Laurence DREVARD, Evelyne DE BEHR, Simon DARON (BE)

LACRIMA IGNIFERA
Tout comme la guerre, la céramique est un art du feu.
Une centaine d’années plus tôt, ce terrain était le théâtre des bombes.
Il fut ici réhabité par le feu et les obus ont ressurgi de terre. _
Sur une crête accidentée, une quinzaine de tipis d’argiles fumants ont côtoyé les ruines du château.
Des obus en terre crue ont été déposés délicatement à même le sol et des fours d’argile ont été construits pour chacun d’eux.
Nous y avons mis le feu. Les fours ont brûlé pendant une dizaine d’heures, puis furent ouverts, laissant apparaître les obus-céramiques au milieu de cendres et d’herbes calcinées.
Comme un trou d’histoire ou un trou de mémoire...

Musée de l’Intime, ou le Collectif 6.35 à l’écoute d’art/terre 2014... Branchez-vous : Capsule sonore réalisée d’après l’oeuvre "LACRIMA IGNIFERA".

Année de participation : 2014
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Les Fujak : Olivier HUET et Margrit NEUENDORF (FR)

14 • 18
Le territoire de Ploegsteert porte la marque profonde des batailles de la première guerre mondiale.
L’installation 14 • 18 s’en veut un témoignage.
Elle est constituée de neuf murets, chacun comportant 252 briques. Le premier muret est fait de 14 rangées de 18 briques, puis la hauteur de ces murets diminue progressivement, et leur longueur s’allonge d’autant. Ainsi le dernier muret semble disparaître dans le sol. L’ensemble de l’installation accompagne le promeneur sur plus de 160 mètres de longueur.
Ces murets symbolisent les traces physiques de la guerre, que la terre va progressivement « digérer », laissant à l’homme le soin de la mémoire et du souvenir. _
Musée de l’Intime, ou le Collectif 6.35 à l’écoute d’art/terre 2014... Branchez-vous : Capsule sonore réalisée d’après l’oeuvre "14-18".

Année de participation : 2014
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Micol GRAZIOLI (FR)

Couches de mémoire terrestre
La terre n’oublie rien. Les vestiges d’une construction sur un sol consumé cachent ses pensées.
Les trous dans leur structure pénètrent dans le sol et une faible lumière s’en dégage.
De plus près, un kaléidoscope révèle des souvenirs.
Entrer sous la terre, c’est pénétrer dans son histoire. Gardienne du passé, elle le restitue au présent, révélant un trésor d’informations et de sensations qui sont autant de témoins : de la terre mère qui protège, de la terre vivante qui nourrit, de la terre froide de guerre, de la terre appelée maison par tous les hommes, de la terre aimée.

Musée de l’Intime, ou le Collectif 6.35 à l’écoute d’art/terre 2014... Branchez-vous : Capsule sonore réalisée d’après l’oeuvre "Couches de mémoire terrestre"

Année de participation : 2014
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Salah SAOULI (DE)

Meteorite
La météorite a une forme archaïque, simple, géométrique et massive. Elle apparaît comme une figure étrangère, en harmonie avec la nature, conçue à partir de matériaux purement naturels (pierres et argile). La météorite évoque la puissance infinie de la nature, qui apporte la floraison au printemps, porteuse d’espoir et de renouveau. Associée aux étoiles filantes, la météorite se révèle comme un événement cosmique.
Ce travail incite le spectateur à la réflexion, l’invite à toucher le ciel et à dialoguer avec la nature dans un silence total, loin de la "civilisation destructrice et de la folie des hommes".

Musée de l’Intime, ou le Collectif 6.35 à l’écoute d’art/terre 2014... Branchez-vous : Capsule sonore réalisée d’après l’oeuvre "Meteorite"

Année de participation : 2014
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